Utopia

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    Ben Wawe
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    Utopia

    Message par Ben Wawe le Lun 07 Mar 2005, 20:52

    Il y a un an, j'avais écris ma première saga de fan-fictions : The Last Hero. Là-dedans, j'y parlais du monde Marvel 5 ans dans le futur, où tous les héros avaient été tués par des monstres, les Autres, qui avaient assouvis les hommes. Un garçon, Alex, s'était alors opposé aux armes inhumaines des hommes contres les Autres, avant de se faire sauver par Bobby Drake, seul X-Man rescapé. Devenu fou, Drake avait décidé de geler entièrement le monde pour se venger des Autres. Alex l'arrêta en se sacrifiant, mais la Terre devait être gelée aux 2/3.
    Un an plus tard, voila donc une sorte de suite à The Last Hero, mais qui peut etre lu sans la première saga. Ladies and gentlemen, Utopia !!!


    Episode 1 :

    Le sable volait violemment dans le désert tandis que Rachid finissait sa troisième ronde de la journée autour du vieux site en pierre attaqué à tout moment par les trombes de sable. Le jeune homme de 20 ans était fatigué, il voulait juste s’endormir pour se reposer quelques heures et être prêt par la suite. Mais il ne le pouvait. Dans quelques minutes, Farouk viendrait le chercher, et après il devrait revenir pour continuer à surveiller en vain la grande étendue jaunâtre balayée par les vents.

    Cela faisait 3 ans maintenant que Rachid et ses trois autres frères avaient élus domicile dans cette ruine arabe, en plein cœur du désert saoudien. Quatre ans depuis l’attaque de leur ville, Bagdad, par les Autres, ces monstres invincibles qui avaient avant balayés la Terre des plus grands héros du monde…même ces hérétiques d’américains n’avaient rien pu contre eux, et Rachid s’était surprit à percevoir de l’émotion quand il avait vu ce Captain America courir seul contre douze Autres, en tuer quatre et finir par mourir sous les assauts des survivants…ce chien avait été courageux, mais cela restait un pourceau qui avait envahit sa terre natale…

    Le jeune homme chassa alors les images de bombardement de ses pensées : depuis les Autres et leur mort il y a un an, les concepts de race et de religion étaient morts, il ne restait qu’une poignée d’humains sur 1/3 de la planète après que le reste fut mystérieusement recouvert de glace…conséquence du réchauffement de la planète ? Dernière attaque des Autres ? Personne ne le savait…il ne restait plus aujourd’hui de vivable que le Moyen Orient et le Canada, tout le reste ayant été recouvert de glace….quelques mers et lacs restaient encore ici et là, mais bientôt l’eau viendrait à manquer…Rachid avait bien entendu des rumeurs d’une cité d’émeraude en Asie qui abondait d’eau, mais il ne croyait pas à cela…il en avait assez des rêves désespérés, il en avait assez de cette vie…

    Son frère aîné apparut alors, tout caché par les linges qui le protégeaient du vent et du sable, comme Rachid. Aucun mot ne fut échangé. Tous deux savaient quoi faire. Le jeune homme rentra dans la base, le mince abri des vieux murs lui permettant d’enlever son foulard qui recouvrait son visage, laissant apparaître des yeux fatigués par la guerre et la charge qu’il portait en protégeant ces ruines. Il ne fallait surtout pas que le trésor enterré ici tombe dans les mains de ceux qui l’avaient avant…l’honneur de l’Islam était en jeu…

    Alors que Rachid allait commencer la prière après avoir avalé un maigre morceau de paix et un peu de café, il entendit des cris. Farouk. Des tirs se firent alors entendre, de même que les jurons de ces deux autres, Khaled et Jawad qui surveillaient d’autres côtés de la ruine triangulaire…le jeune homme prit alors sa vieille Kalachnikov et se rua dehors, prêt à enfoncer son doigt sur la gâchette pour chasser celui ou ceux qui attaquaient. Mais il n’y avait rien. Rien du tout, pas un bruit. A part Farouk, baignant dans une marre de sang, des éclats de balle sur la poitrine, il n’y avait que du sable à perte de vue.
    Guettant des signes de ses frères et des ennemis, le doigt toujours sur l’arme, Rachid avança lentement jusqu’au corps de son frère, rencontrant brièvement le regard de Jawad, caché derrière un mur avec un bel angle de visée. Alors qu’il regardait si Farouk était toujours vivant, Rachid vit Khaled voler en l’air avec de la fumée autour de lui dans un bruit d’enfer…une bombe. Cela faisait longtemps qu’il n’en avait plus vu. L’endroit devait être piégé. Comment était-ce possible ? Personne ne connaissait l’existence de cette ruine…

    Jawad, en voyant son frère exploser, cria un « Allah Akbar » et se précipita à découvert, tirant un peu partout avec son vieux M16. Il ne dura que quelques instants, étant rapidement massacré par les balles d’un sniper caché apparemment dans les dunes.
    Rachid, quand à lui, décida de rentrer dans les ruines en évitant les balles qui fusaient autour de lui. En courant entre les vieilles pierres de cet ancien temple, le jeune homme se demandait que faire. Lui et ses frères avaient été piégés, mais comment ? Personne ne connaissait leur existence, ni celle de leur trésor…le trésor…il fallait le détruire, pour ne pas qu’ils le reprennent…

    En souriant, Rachid pensa que ce serait la dernière vengeance des irakiens contre leurs persécuteurs. Le jeune homme arriva alors au coffre en métal qui contenait le fameux trésor des quatre frères. Un minuteur était placé dessus. Il n’avait qu’à appuyer dessus, et l’objet serait détruit, Jawad, Farouk et Khaled seraient fiers de lui. En souriant, Rachid lâcha son arme et allait appuyer sur le détonateur quand une balle vint se loger en plein dans son oreille droite, passant au milieu du cerveau et sortant par l’oreille gauche. L’irakien tomba la tête contre le coffre, du sang abondant et un autre liquide blanchâtre descendant le long de ses oreilles, tandis qu’un homme habillé contre le sable marchait à sa droite, une carabine sur le dos.
    Le nouveau venu poussa du pied le corps de Rachid, et ouvrit le coffre.

    « Fils de pute, tu allais détruire ça…j’aurais dû plus te faire souffrir, enculé… »

    L’inconnu mit la main dans le coffre, et en sortit un objet rond, parfaitement rond, peint, en fer, avec une étoile blanche au milieu d’un cercle bleu, suivit d’autres cercles bleu et rouge…

    « Enfin, je te retrouve… »

    Tandis que ses yeux pétillaient en observant le fameux bouclier de Captain America, un écran de téléportation sphérique et jaune s’ouvrit derrière lui. L’inconnu, surprit, fit tomber le bouclier qui se ficha à la verticale dans le sable tandis qu’il prenait son arme et visait le sas qui devenait de plus en plus grand dans un bruit sourd.

    « Sortez de là ou je tire dans votre foutu portail ! »

    Comme pour lui répondre, deux personnes sortirent du portail : un homme roux de taille moyenne, voire petite, habillé d’un t-shirt blanc et d’un bermuda beige, un Automatique à la ceinture et un M4 attaché dans le dos. Il avait une petite barbe et ses yeux étaient vifs. A ses côtés se trouvait une jeune femme d’une vingtaine d’années, les cheveux blonds courts, un air sévère mais une beauté à couper le souffle, augmentée d’ailleurs par sa tenue : un petit haut violet sexy avec un pantalon moulant. L’inconnu sentit alors qu’une bonne vieille réaction biologique s’activait en lui tandis qu’il observait la femme.

    « Bon, vous êtes qui ? Qu’est-ce que vous me voulez ?
    - Nous savons qui tu es, et nous avons besoin de toi.
    - Les derniers qui m’ont dit ça sont morts, gamin. Tu es sûr que tu veux finir comme eux ?
    - Je sais que Steve t’avait demandé de l’aider, Ben.
    - Quoi ? D’où tu connais mon nom ? Et comment tu connais cette histoire ?
    - Je suis désolé, j’ai oublié de me présenter : Nate Forester, et voici Cassandra Lang.
    - Lang ? Comme Scott ?
    - C’était mon père. Je sais que vous l’avez connu, et qu’il est mort dans vos bras, monsieur Pointdexter.
    - Appelle-moi Ben…mince alors, je te croyais morte…
    - Nous aussi on vous croyait mort, jusqu’à ce que je réussisse à décrypter les images du dernier combat contre les Autres… »

    Après l’énoncé du mot « Autres », l’assassin de Rachid frissonna quelques longs instants où la peur pouvait se lire dans ses yeux, ce qui ne gêna pas du tout Nate, qui continuait de parler.

    « …où on a vu que vous n’étiez pas mort. On vous a donc cherché sur ce qui reste du globe, et on vous a enfin retrouvé.
    - Ca vous fait une belle jambe. Qu’est-ce que vous me voulez ?
    - On te veut toi, Ben. On veut recréer le monde, ou du moins une cité pour les survivants. Une cité unique, magnifique, basée sur les valeurs des héros : Utopia. Et pour cela, on a besoin de toi et de tes dons.
    - Qu’est-ce que je pourrais apporter à des gamins qui ont des portails de téléportation ?
    - Les dons de Bullseye et ses aptitudes à remplir le poste Chef de la Sécurité d’Utopia, monsieur Pointdexter. »

    Un lourd silence s’installa alors entre les trois personnes. Cela gênait apparemment Ben qu’on parle à nouveau de lui comme le féroce Bullseye, lui qui avait tout fait pour oublier cela, d’abord en s’engageant avec les héros contre les Autres et ensuite en recherchant le bouclier de Cap, volé sur le champ de bataille par un irakien revanchard. Depuis, il avait sillonné le monde à la recherche de l’objet, faisant de cette quête son but dans la vie, comme un dernier hommage à l’homme qui avait enfin cru en lui…et il avait enfin réussit…mais que faire maintenant ? Son but était assouvit, il n’avait plus rien à faire…
    Il réfléchit quelques instants en fixant le bouclier.

    « J’y gagne quoi ?
    - Tu seras nourri, logé, respecté, armé. Tu auras à ta disposition les meilleurs survivants. Tu auras un boulot passionnant où tu risques de claquer jeune, par contre.
    - Dites oui, monsieur Pointdexter, en la mémoire de mon père et des héros…ce bouclier doit aller dans un musée, c’est pour cela que vous ne vouliez pas leur laisser… »

    Hum, pensa Ben. Ce n’était pas vraiment pour qu’il finisse sous une vitrine que Bullseye s’était acharné à retrouver ce bouclier, c’était plus pour le garder pour lui…mais c’était vrai qu’il valait mieux que les nouvelles générations aient quelque chose à vénérer plus tard, un objet fédérateur…l’idée lui plaisait assez…et finir ses vieux jours caché dans une grotte ou à protéger des gens pour faire honneur à Steve, le choix était vite fait…

    « Bon, ok. On part quand ?
    - Maintenant.
    - J’ai une planque.
    - On sait.
    - Ah ouais ? Bah faudrait que j’y passe…
    - Non.
    - Non ?
    - Non.
    - Pourquoi ?
    - On l’a déjà vidé, toutes tes affaires sont dans ta suite et tes « souvenirs » sont dans le musée.
    - Quoi ?
    - Ouais, on savait que t’allais dire oui.
    - Et si j’avais dit non ? »

    Nate sourit alors en faisant un clin d’œil.

    « Je crains que ça ne soit pas une option, Ben. Bon, allons-y. »

    En souriant toujours, Nate invita Ben à rentrer dans le portail qui luisait toujours après Cassandra. Bullseye, inquiet, fut projeté dans le portail jaunâtre. Une étrange sensation l’envahit alors : on aurait dit que chaque parcelle de son être disparaissait peu à peu, lentement et douloureusement. Une grande inquiétude l’envahit quand la vague qui semblait tout emmener de bas en haut atteignit son visage, puis son cerveau, puis plus rien de longs instants…c’était une sensation irréaliste, comme si seulement votre âme ou votre personnalité subsistait…puis, petit à petit, tout le corps réapparaît lentement, la douleur s’estompe tout doucement pour finalement s’apercevoir qu’on est entier, sur ses jambes et arrivé à destination…

    « Putain, décidément je hais ces foutus portails… »

    Ben était plié en deux à cause de la douleur qui persistait dans son ventre. Il jeta un coup d’œil à Nate et Cassandra qui riaient.

    « Oui, les premiers sauts de portail sont assez douloureux, mais tu t’habitueras…
    - Ouais, j’espère…
    - Venez, suivez-nous, monsieur Pointdexter. »

    Bullseye se releva quand la douleur commençait à disparaître. Ça faisait vraiment du bien, pensa-t-il tandis qu’il suivait les deux jeunes gens dans un grand couloir en fer. Quelques instants plus tard, après être entré dans une porte coulissante en métal, Ben eut la surprise de voir apparaître une immense cité flottante, avec d’énormes buildings blancs, des tours blanches, des murs blancs, tout blanc, avec des aéronefs volant un peu partout…il était stupéfait…

    « Wow…
    - Oui, c’est ce qu’on dit généralement en voyant Utopia… »

    Nate, en souriant, continua d’avancer tandis que Bullseye était pantois devant la beauté et la puissance de la chose.
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    Re: Utopia

    Message par MJ/Peter le Lun 07 Mar 2005, 21:20

    pas mal l'histoire , mais l'histoire avec les autres tu pourras pas la remettre stp
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    Ben Wawe
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    Re: Utopia

    Message par Ben Wawe le Lun 07 Mar 2005, 23:07

    c'est fait. Thwip

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    Re: Utopia

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